Entrelacs :: de Sade à Histoire d'O
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Bonjour à toi qui, après avoir erré dans le labyrinthe de la toile, a réussi à rejoindre cet Entrelacs ô combien plus humain.
 Pose la couronne de lauriers (ou d'orties ^^) qui t'a été tressée par ta marraine ou ton parrain,
  Prends ta plume pour te présenter, car nul doute que tu dois avoir d'autres cordes … à ton arc.
 Tu es aussi invité à laisser une trace de ton arrivée sur « L'Être Ouverte des nouveaux membres », Livre d'Or du forum.
 Une chose encore : ne sois pas choqué(e) si nous te tutoyons. Ici, nous sommes avant tout des femmes et des hommes, avec une envie commune, celle de discuter de nos vilains vices. Pas de protocolaire donc. Les « Maître » « Lady » et autres majuscules ne sont admis que dans les pseudos. Lors des échanges, nous sommes tous sur un pied d'égalité. Les « statuts » et les liens éventuels que tu trouveras sous chaque pseudo sont là pour éventuellement faciliter la lecture de certains posts, en aucun cas pour revendiquer courbettes ou coups de fouets !



 
  
de Sade à Histoire d'O

 
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Auteur Message
Tina
Habitant(e) d'Entrelacs

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Parrain/marraine sur le forum :: Laureleï
Capricorne (22déc-19jan)

MessagePosté le: Dim 7 Déc - 11:40 (2014)    Sujet du message: de Sade à Histoire d'O Répondre en citant

"Libertins, libertines - de Sade à Histoire d'O : entre le vice et la vertu"

à Paris jusqu'au 18 janvier 2015 à l'Institut des Lettres et Manuscrits, 21 rue de l'Université (7ème arrondissement)

Ecrit à la Bastille en 1785, caché, volé, vendu, disputé en justice...
Le sulfureux manuscrit Cent Vingt journées de Sodome, revenu en France, est ici dévoilé
plus de 120 pièces exceptionnelles qui relatent la vie du sulfureux personnage
________________________
Lorsqu'on reçoit un sourire ou un mot gentil, on se dit que la vie est belle et on a envie de tendre la main vers autrui


Dernière édition par Tina le Lun 8 Déc - 23:05 (2014); édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim 7 Déc - 11:40 (2014)    Sujet du message: Publicité

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Llena
Invité

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MessagePosté le: Dim 7 Déc - 12:28 (2014)    Sujet du message: de Sade à Histoire d'O Répondre en citant

Merci Tina pour l'info...

Si quelqu'un y va ... peut-il nous décrire, à nous les provinciaux, cette exposition ?
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gregoire
Habitant(e) d'Entrelacs

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MessagePosté le: Mer 22 Avr - 20:20 (2015)    Sujet du message: Sacher Masoch : souvenir d'enfance. Répondre en citant

Entre Sade et Réage, un autre auteur qui y a laissé son nom. 


Souvenir d’enfance et réflexion sur le roman
Un souvenir fondateur par Sacher-Masoch
Dans ce passage, l’écrivain allemand Sacher-Masoch
explicite les origines de son roman La Vénus à la
fourrure. 

Qu’elle soit princesse ou paysanne, qu’elle porte
l’hermine ou la pelisse de peau d’agneau, toujours
cette femme aux fourrures et au fouet, qui rend
l’homme son esclave, est à la fois ma créature et la
véritable femme sarmate… 
Je crois que chaque création artistique se développe
de la même façon comme cette femme sarmate s’est
formée dans mon imagination. Tout d’abord il existe
dans l’esprit de chacun de nous une disposition innée
à saisir un sujet qui échappe à la plupart des autres
artistes ; puis viennent se joindre à cette
disposition les impressions de la vie, qui présentent
à l’auteur la figure vivante dont le prototype existe
déjà dans son imagination. Cette figure l’occupe, le
séduit, le captive, parce qu’elle vient au-devant de
sa prédisposition, et aussi qu’elle correspond à la
nature de l’artiste qui, alors, la transforme et lui
donne un corps et une âme. Finalement, il trouve dans
cette réalité qu’il a métamorphosée en œuvre d’art, le
problème qui est la source de toutes les apparitions
qui en résultent par la suite. La voie inverse, du
problème à la configuration, n’est pas artistique. 
Déjà, tout enfant, j’avais pour le genre cruel une
préférence marquée, accompagné de frissons mystérieux
et de volupté ; et, cependant j’avais une âme pleine
de pitié, et je n’aurais pas fait mal à une mouche.
Assis dans un coin sombre et retiré de la maison de ma
grand-tante, je dévorais les légendes des saints, et
la lecture des tourments endurés par les martyrs ma
jetait dans un état fiévreux… 
A l’âge de dix ans, j’avais un idéal. Je languissais
pour une parente éloignée de mon père – nommons-la la
comtesse Zénobie – la plus belle et en même temps la
plus galante de toutes les femmes de la contrée. 
C’était par un après-midi de dimanche. Je ne
l’oublierai jamais. J’étais venu voir les enfants de
ma belle tante – comme nous l’appelions – pour jouer
avec eux. Nous étions seuls avec la bonne. Tout à
coup, la comtesse, fière et superbe, dans sa grande
pelisse de zibeline, entra, nous salua et m’embrassa,
ce qui me transportait toujours aux cieux ; puis elle
s’écria : « Viens, Léopold, tu vas m’aider à enlever
ma pelisse. » Je ne me le fis pas répéter. Je la
suivis dans la chambre à coucher, lui ôtai la lourde
fourrure, que je ne soulevai qu’avec peine, et je
l’aidai à mettre sa magnifique jaquette de velours
vert, garnie de petit-gris, qu’elle portait à la
maison. Puis, je me mis à genoux devant elle, pour lui
passer ses pantoufles brodées d’or. En sentant ses
petits pieds s’agiter sous ma main, je m’oubliai et
lui donnai un ardent baiser. D’abord, ma tante me
regarda d’un air étonné ; puis elle éclata de rire,
tout en me donnant un léger coup de pied. 
Tandis qu’elle préparait le goûter, nous nous mîmes à
jouer à cache-cache, et je ne sais quel démon me
guidant, j’allai me coucher dans la chambre à coucher
de ma tante, derrière un porte-habit garni de robes et
de manteaux. A ce moment, j’entendis la sonnette, ma
tante entra dans la chambre, suivie d’un beau jeune
homme. Puis elle repousse la porte sans la fermer et
attire son ami près d’elle. 
Je ne comprenais pas ce qu’ils disaient, encore moins
ce qu’il faisaient ; mais je sentis mon cœur battre
avec force, car je me rendais parfaitement compte de
la situation où je me trouvais si j’étais découvert,
on allait me prendre pour un espion. Dominé par cette
pensée qui me causait une angoisse mortelle, je
fermais les yeux et me bouchais les oreilles. J’étais
sur le point de me trahir par un éternuement que
j’avais grand-peine à maîtriser, lorsque, tout à coup,
la porte fut ouverte avec violence, livrant passage au
mari de ma tante, qui se précipita dans la chambre
accompagne de deux amis. Son visage était pourpre et
ses yeux lançaient des éclairs. Mais tandis qu’il
hésitait un instant, se demandant sans doute lequel
des deux amants il allait frapper le premier, Zénobie
le prévint. 
Sans souffler mot, elle se leva en sursaut, se
précipita au-devant de son mari et lui lança un
vigoureux coup de poing à la figure. Il chancela. Le
sang lui coulait du nez et de la bouche. Pourtant, ma
tante ne paraissait pas satisfaite. Elle saisit sa
cravache et, la brandissant, elle désigna la porte à
mon oncle et à ses amis. Tous, en même temps,
profitèrent de l’occasion pour disparaître, et le
jeune adorateur ne fut pas le dernier à s’esquiver. A
cet instant, le malheureux porte-habit tomba par
terre, et toute la fureur de Mme Zénobie se déversa
sur moi. « Comment ! tu étais caché ? Tiens, voilà qui
t’apprendra à faire l’espion ! » 
Je m’efforçai en vain d’expliquer ma présence et de me
justifier : en un clin d’œil elle m’eut étendu sur le
tapis ; puis, me tenant par les cheveux de la main
gauche,et me posant un genou sur les épaules, elle se
mit à me fouetter vigoureusement. Je serrais les dents
de toutes mes forces ; malgré tout, les larmes me
montèrent aux yeux. Mais il faut bien le reconnaître,
tout en me tordant sous les coups cruels de la belle
femme, j’éprouvais une sorte de jouissance. Sans doute
son mari avait éprouvé plus d’une fois de semblables
sensations, car bientôt il monta dans la chambre, non
comme un vengeur, mais comme un humble esclave ; et
c’est lui qui se jeta aux genoux de la femme perfide,
lui demandant pardon, tandis qu’elle le repoussait du
pied. Alors, on referma la porte à clé. Cette fois, je
n’eus pas honte, je ne me bouchais pas les oreilles,
et je me mis à écouter très attentivement à la porte –
peut-être par vengeance, peut-être par jalousie
puérile – et j’entendis de nouveau le claquement du
fouet, dont je venais moi-même de goûter à l’instant. 
Cet événement s’était gravé dans mon âme comme un fer
ardent. Alors, je ne comprenais pas cette femme, en
fourrures voluptueuses, trahissant le mari et le
maltraitant ensuite, mais je haïssais et aimais en
même temps cette créature qui, par sa force et sa
beauté brutale, paraissait créée pour mettre
insolemment son pied sur la nuque de l’humanité.
Depuis, de nouvelles scènes étranges, de nouvelles
figures, tantôt en hermine princière, tantôt en peau
de lapin bourgeoise ou en peau d’agneau rustique,
m’ont causé de nouvelles impressions, et j’ai vu un
jour se dresser devant moi, nettement dessiné, ce même
type de femme, qui devint plastique dans l’héroïne de
l’Emissaire. 
C’est beaucoup plus tard que je trouvai le problème
qui donna naissance au roman La Vénus à la fourrure.
Je découvris d’abord l’affinité mystérieuse entre la
cruauté et la volupté ; puis l’inimitié naturelle des
sexes, cette haine qui, vaincue pendant quelque temps
par l’amour, se révèle ensuite avec une puissance tout
élémentaire, et qui, de l’une des parties, fait un
marteau, de l’autre une enclume. 
________________________
Enchanté de vous rejoindre par l'entremise d'une amie
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Laureleï
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MessagePosté le: Mer 22 Avr - 20:36 (2015)    Sujet du message: de Sade à Histoire d'O Répondre en citant

merci du partage 
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Il faut viser la lune, parce qu’au moins si vous échouez, vous finissez dans les étoiles, Oscar Wilde
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 06:39 (2018)    Sujet du message: de Sade à Histoire d'O

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